organisation

Un guide pour vous aider à glaner Et si vous aussi vous organisiez des actions ?

Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire et favoriser la justice sociale à une plus grande échelle, nous avons réalisé un guide pratique à la mise en place d’actions de Glanage Solidaire dans l’objectif de :

  • Rendre accessible pour tous la mise en oeuvre de campagnes de glanage solidaire sur les territoires.
  • Proposer des actions de sensibilisation, education, et formation a la lutte contre le gaspillage alimentaire et au vivre ensemble avec le glanage solidaire comme support.

Notre guide s’adresse donc aux structures, personnes ou territoires qui souhaitent mettre en place des actions de « Glanage Solidaire » ou tout autre curieux désireux d’en apprendre plus sur le fonctionnement de nos actions.

Ainsi, dans notre guide en version papier, vous trouverez toutes les clés pour la mise en place d’une campagne de Glanage Solidaire réussie, de la recherche de légumes à glanés à la remise du don, en passant par la gouvernance du projet et les ressources nécessaire pour le fonctionnement des actions.  N’hésitez pas à le commander !

Pour vous donner envie, voici, dans les onglets qui suivent, quelques bases à connaître et des informations sur comment nous organisons nos actions. 

Sachez aussi, que nous proposons de vous accompagner selon vos besoins dans ce projet.

 

Ce guide méthodologique a été réalisé par Horizons Solidaire, pôle de développement de l’économie sociale et solidaire du Pays de Saint-Malo. Il a été créé grâce à un financement du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) dans le cadre du Programme National pour l’Alimentation 2017.

Ce travail est le fruit de la capitalisation des expériences de campagnes de glanage réalisées en 2015 et 2016 sur le Pays de Saint-Malo, ainsi que l’essaimage du projet sur le pays de Rennes. Nous avons été accompagnés dans leur mise en œuvre par un financement régional de l’ADEME et de la DRAAF Bretagne.

 

Charte éthique et respect des valeurs Que serait notre glanage sans le solidaire ?

Le Glanage Solidaire est un projet partenarial qui s’inscrit dans une démarche collective impliquant de nombreux acteurs. Il s’inscrit dans une démarche de développement durable afin de mettre en synergie : le progrès social et l’égalité des chances ; l’insertion sociale ; la solidarité des citoyens à travers un projet de territoire ; la transition écologique de nos sociétés par la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’éducation à l’alimentation.

 

En utilisant notre guide, et toutes les informations que vous pouvez trouver sur ce site, nous vous demandons de respecter et perpétuer les valeurs et les principes fondateurs du Glanage Solidaire :

 

  • FAVORISER L’INCLUSION SOCIALE

Rompre l’isolement par la mobilisation d’un groupe de personnes, cultiver le sentiment d’utilité par des actions valorisantes.

 

  • FAVORISER LA MIXITE SOCIALE

Valoriser le travail de chacun comme source d’échange et d’enrichissement réciproque.

 

  • LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Ramasser les légumes et les fruits non récoltés et les valoriser auprès d’associations caritatives.

 

  • DIVERSIFIER L’ALIMENTATION EN PRIVILEGIANT L’APPROVISIONNEMENT EN LOCAL

Permettre aux bénéficiaires des associations d’aide alimentaire la consommation de produits frais venant d’exploitations agricoles du territoire.

 

  • FAVORISER LA MISE EN PLACE DE CIRCUITS DE CONSOMMATIONS PLUS VERTUEUX

Rapprocher les agriculteurs et les consommateurs et permettre de reconsidérer la responsabilité de chacun dans la mise en place de circuits de consommation plus vertueux pour préserver l’environnement et lutter contre le gaspillage alimentaire.

 

  • METTRE EN OEUVRE LES PRINCIPES D’UNE ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Animer le projet démocratiquement, de façon participative et transparente

Faciliter les échanges et la confiance entre les partenaires

Développer les coopérations inter-structures au sein du territoire

 

Et peut-être que si vous êtes d’accord avec tout ça,

vous pourriez vous adhérer à notre association non ? 😉

Des légumes à glanerPourquoi reste-il des produits sur les champs ? Comment trouver des producteurs partenaires ?

1 – Pourquoi reste-il des produits sur les champs et en quoi est-ce un enjeu de les récupérer ?

LE CALIBRAGE ET LES NORMES ESTHETIQUES

Si certains produits restent sur les champs c’est parce qu’ils ne respectent pas les normes et critères esthétiques imposés par la législation et les structures de distribution. Les légumes doivent remplir des critères de forme et de calibre afin que les producteurs puissent les vendre.

LA SURPRODUCTION

Les distributeurs ou coopératives demandent aux producteurs de leur vendre une certaine quantité de produits. Pour être sûr de pouvoir fournir cette quantité et ne pas perdre leur partenariat et/ou des sous, les producteurs préfèrent parfois produire plus. Si les conditions sont favorables (saison, temps, absence de maladie), le producteur a donc plus de produits que ce que ses partenaires vont lui acheter.

 

LA BAISSE DU PRIX DES LEGUMES

Les agriculteurs sont eux aussi tributaires de la loi de l’offre et la demande. L’offre, c’est-à-dire la production de légumes disponibles à la vente, est elle-même tributaire des conditions climatiques. Lorsqu’une saison est être favorable à la production des légumes, l’offre est importante. Le nombre de légumes disponibles à la vente va faire chuter leur prix. Certaines fois, il est alors plus rentable économiquement pour les producteurs de ne pas les ramasser et de les laisser sur champ plutôt que de passer du temps et de l’argent à les récolter. La récolte coûte plus cher que ce qu’ils peuvent gagner en vendant leurs produits.

 

 

 

2 – Comment trouver des producteurs partenaires ?

LES CHAMBRES D’AGRICULTURES ET LES RELAIS SOLAAL

Les chambres d’agricultures représentent l’agriculture sur le territoire et ont comme mission d’accompagner les agriculteurs à toutes les étapes de la vie de leur entreprise, depuis l’installation jusqu’à la transmission.

Elles détiennent ainsi la liste des exploitants agricoles par types de production.

Les chargés de missions du service territoire des chambres d’agricultures sont de bons relais et lien avec les producteurs via leurs connaissances du territoire, des enjeux et des producteurs locaux. Les missions « alimentations » et « déchets » développées par les chambres travaillent notamment sur la problématique des pertes alimentaires.

 

LES RELAIS LOCAUX SOLAAL

SOLAAL est une association reconnue d’intérêt général. Elle a été créée le 28 mai 2013 par Jean Michel LE METAYER, ex-président de la FNSEA. Elle facilite le lien entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les associations d’aide alimentaire. Le siège est à Paris mais l’association dispose de relais locaux.

Ces relais « SOLidaires » sont animés par des personnes issues du secteur agricole (chambre d’agriculture, affiliées aux syndicats professionnels, agriculteurs, etc.) motivées par la solidarité et l’envie de développer et d’organiser le don de produits agricoles. Ils s’attachent à créer un rapport privilégié avec les agriculteurs et les associations d’aide alimentaire. Leur rôle est de développer et fluidifier les dons de proximité ainsi que d’expérimenter des actions locales solidaires avec des acteurs engagés (pôles d’insertion, ESAT, fabricants d’emballages…). Ce sont des personnes ressources pour la mise en place d’actions de glanage. Ils réalisent notamment des enquêtes auprès des producteurs sur leur pertes et le gisement disponible aux dons. SOLAAL vient de sortir « le don agricole de A à Z » un guide pour informer et inciter les filière agricoles à donner.

Le Glanage Solidaire tel qu’il a été expérimenté et développé sur le Pays Malouin et Rennais s’est construit en partenariat avec le relais SOLAAL. Lors d’une enquête auprès des producteurs bretons, ils ont abordé la notion du Glanage Solidaire, quantifié et évalué le volume disponible et les périodes potentielles de glanage. Ils ont pu ainsi nous transmettre une liste de producteurs potentiels pour le don agricole.

Ce partenariat nous a permis de faciliter les premiers contacts avec les producteurs.

 

www.solaal.org

 

LES CIVAM

Les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural (CIVAM) sont des groupes d’agriculteurs et de ruraux qui, par l’information, l’échange et la dynamique collective, innovent sur les territoires.

Ils développent des initiatives, testent de nouvelles pratiques (campagnes vivantes, systèmes de production autonomes et économes, échanges en milieu rural, création et maintien de l’activité agricole et rurale).

Par des formations, des échanges et des visites, ils expérimentent en profitant de l’appui, du soutien et des critiques des autres collègues du groupe. Ils osent des pratiques, concrétisent des projets adaptés à leur contexte et à leur territoire. Ce sont donc des relais à ne pas laisser de côté lors de la mise en place d’un projet de Glanage Solidaire. D’ailleurs, le CIVAM Ardèche a construit un projet de « Glanage Social » afin de rendre accessible les productions à un public qui ne peut y accéder dans les conditions du marché.

 

www.civamardeche.org/Glanage-social

LES ETABLISSEMENTS DE FORMATION AGRICOLE

Intervenir dans les lycées agricoles et présenter le projet permet d’accéder à un réseau. En effet, l’accès aux producteurs chez qui les élèves sont en stage est pertinent, mais aussi ces élèves sont de futurs producteurs qui s’installeront bientôt sur le territoire et qui seront déjà sensibles aux questions des pertes, du gaspillage alimentaire et de la solidarité.

Ces interventions permettent également d’échanger avec les futurs agriculteurs sur le projet, d’avoir leur vision et penser à des améliorations. Cela permet de toucher des professionnels et/ou futurs professionnels dans une période sur laquelle ils sont disponibles et en projection.

 

LES COOPERATIVES LOCALES

Via les coopératives, on peut accéder à un réseau de producteurs, c’est donc important de les avoir comme partenaires.

Avoir un agriculteur partenaire élu dans une coopérative est un vrai plus car cela permet d’avoir une vision globale sur l’avancée et l’état des cultures sur le territoire.

 

INTERNET

On peut trouver de nombreuses listes regroupant les producteurs d’un territoire sur Internet : pages jaunes, sites spécialisés, sites de vente en ligne, listes de producteurs bio…

 

LES POINTS DE VENTE

Aller sur les marchés, les magasins de regroupements de producteurs, les épiceries spécialisées, permet de voir qui sont les producteurs locaux.

 

LA MISE EN CONTACT PAR LE RESEAUX DE PRODUCTEURS

Une fois que l’on a un producteur engagé dans le projet et avec qui les actions se passent bien il va pouvoir en parler aux autres, témoigner. Dans leur réseau, le bouche-à-oreille fonctionne bien et se faire légitimer par un de leurs pairs est très important

 

 

 

 

 

 

 

 

A trouver aussi dans notre guide :

  • L’importance de diagnostiquer son territoire
  • Comment contacter les producteurs (avec un super schéma)
  • Comment créer une relation de confiance ?

 

Des glaneurs pour glaner Comment trouver des glaneurs ?

Une fois que l’on a trouvé un producteur et des produits à récolter, il faut des glaneurs qui viennent dans les champs ramasser les fruits/ légumes et qui les conditionnent avant d’en faire don aux associations d’aide alimentaire.

 

À NOTER :

 

Le Glanage Solidaire tel qu’il a été mis en place sur les pays de Saint-Malo et Rennes a non seulement comme objectif de lutter contre le gaspillage alimentaire et de permettre aux bénéficiaires des associations d’aide alimentaire d’accéder à des produits frais et locaux, mais a également comme objectif de favoriser l’insertion et la mixité sociale.

Le Glanage Solidaire est un outil qui permet de rompre l’isolement par la mobilisation et la valorisation d’un groupe de personnes, bénévoles et volontaires, pour récolter ensemble des produits agricoles locaux.

Par cette action valorisante, il permet de cultiver chez les glaneurs leur sentiment d’utilité.

Ainsi, les glaneurs du Glanage Solidaire sont principalement des personnes en insertion, des jeunes, des personnes en situation de handicap, suivies par des structures sociales (CDAS, ESAT, centres de formation), des bénéficiaires d’associations d’aide alimentaire mais aussi des bénévoles individuels.

La mixité sociale est favorisée par la diversité des acteurs sollicités dans la démarche. Le Glanage Solidaire est source d’échanges, de rencontres et de valorisation de chacun.

 

 

 Comment trouver des structures potentiellement intéressées ?

LES POLES DE DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE DE BRETAGNE…

… sont des réseaux qui regroupent des structures adhérentes et des personnes individuelles. Multisectoriels, ils regroupent des entreprises de tailles diverses et plusieurs secteurs d’activités. Ces pôles mènent trois missions principales : le Soutien à l’entreprenariat (accueil individualisé et /ou collectif des porteurs de projets et des structures, orientation, guidance, mise en réseau, veille), la Promotion de l’ESS (interventions et accueil de toute personne demandeuse d’informations/conférences et débats/ promotion au sein des instances de dialogue civil), et l’Impulsion et conduite de projets collectifs entre structures ESS et acteurs territoriaux. Présentes à l’échelle des pays, ce sont des structures ancrées au local qui connaissent les acteurs du territoire, et leurs réseaux d’adhérents comptent de nombreuses structures qui pourraient être intéressées pour participer à ce projet : centres de formation, ESAT, structures d’insertion, centres éducatifs….

 

LES CDAS

Les Centre Départementaux d’Actions Sociales proposent un service de proximité et d’écoute, ils sont les relais des assistants sociaux auprès de la population dans toute la France. Ils suivent ainsi des personnes en situation d’isolement, en parcours d’insertion… et proposent des actions de groupes à leur public.

Le Glanage Solidaire correspond pleinement à une activité qu’ils peuvent proposer au sein de leur service.

Pour rappel, le Glanage Solidaire est une initiative du CDAS du Pays malouin.

 

LES CCAS

Les Centres Communaux d’Actions Sociales (CCAS) proposent un ensemble de prestations pour remédier aux situations de précarité ou de grande difficulté sociale.

 

LES STRUCTURES D’INSERTION, D’INCLUSION SOCIALE ET DE REINSERTION SOCIALE

Chantiers d’insertion, formations pour personnes éloignées de l’emploi, services pénitentiaires d’insertion et de probation, centres d’hébergement et de réinsertion sociale…

 

LES STRUCTURES D’ENCADREMENT DES JEUNES

Établissements éducatifs, centres sociaux, maisons de quartiers, centres de loisirs… Mobiliser des associations ou structures d’information de la jeunesse (en temps extra scolaire) type Association Départementale Information Jeunesse. Demander à la DDCS le guide (régional ou départemental) des associations.

 

LES STRUCTURES AYANT UN PUBLIC EN SITUATION DE HANDICAP

Établissements de services et d’aide par le travail, centres adaptés, centres d’accueil de jour…

 

Retrouver tous nos conseils, nos retours sur expériences et des outils pour vous aider à organiser et gérer les glaneurs dans notre guide papier  !

Vous y trouverez notamment :  

  • Quelles sont les difficultés auxquelles on peut avoir à faire face et comment peut-on les surmonter ?
  • Quels sont les points clés pour contacter et mobiliser les structures

 

 

Les glaneurs individuelsQui peut glaner ?

Afin d’être glaneur, pas besoin de qualifications ou compétences spécifiques. Ce qu’il faut surtout :

 

  • Avoir envie de donner de son temps.
  • Aimer rencontrer de nouvelles personnes.
  • Pouvoir être là régulièrement afin que des liens se créent entre les glaneurs eux-mêmes/les producteurs/les bénévoles des associations d’aide alimentaire.
  • Arriver à l’heure au point de RDV.
  • Respecter la nature et le travail de chacun.

 

La rétribution des glaneursQu’est-ce qu’on y gagne quand on glane ?

Qu’est-ce que les glaneurs rapportent chez eux ?

 

  • De la Reconnaissance.
  • La Rétribution collective.
  • L’apport principal de cette action pour les glaneurs est de se sentir utile socialement via l’action du don.

Pour autant, il est important qu’ils puissent repartir avec des fruits et/ou légumes eux aussi : notre choix lors des dernières actions s’est porté sur le fait de proposer à chacun un sac qu’il puisse remplir. Les sacs ont été calibrés dans un souci d’égalité.

Le don Qui sont les bénéficiaires du Glanage Solidaire ?

En France, il existe de nombreuses associations d’aide alimentaire et épiceries sociales auxquelles les denrées récoltées peuvent être redistribuées. Parmi elles, on trouve notamment les Restos du Coeur, la Banque Alimentaire, le Secours Populaire et la Croix Rouge. Faciles à identifier, elles ont forcément une antenne sur votre territoire.

 

Il existe également des petites épiceries sociales ou associations locales intéressantes à découvrir et à connaître, que l’on peut trouver via Internet ou par des structures sociales relais qui sont susceptibles de les connaître et d’y envoyer leur public (CDAS par exemple). De plus, ces petites structures, moins connues, manquent souvent d’apport en produits frais.

La DDCS Direction départementale de la cohésion sociale, possède la liste exhaustive de toutes les Structures d’Aide Alimentaire (SAA) habilitées pour distribuer des denrées alimentaires aux personnes démunies.

 

Afin de s’assurer un don réussi, voici quelques questions à poser aux structures :

– Quelle quantité les structures peuvent-elles recevoir  ? 

– L’association possède-t-elle des frigos ?

– Quels sont les jours d’ouverture et de distribution

– Quand est-ce le mieux pour eux de recevoir les produits ? .

– Peuvent-ils venir récupérer les produits ?

– Peuvent-ils venir avec leurs propres cagettes ?

– Peuvent-ils nous aider à trouver des glaneurs ?

– Le projet peut-il être mis en évidence

– Peuvent-ils peser et nous envoyer les chiffres des quantités récoltées ?

– Sont-ils en mesure de défiscaliser l’action

– Qui sont les bénévoles référents ?

 

POINT OUTIL :
Afin de sécuriser la relation entre tous les partenaires, chacun doit signer la charte et la convention partenariale qui définissent les liens, l’organisation, les rôles entre les acteurs lors de l’action.

N’hésitez pas à nous demander un modèle de convention si vous êtes intéressés, ou à commandez le guide 😉

 

 

L’équipementQuels sont les outils et l’équipement nécessaire au bon déroulement des actions ?

Une banderole

Elle permet de communiquer sur l’action, et symbolise que celle-ci est encadrée à la différence du glanage sauvage. C’est une sécurité pour les producteurs.

 

Des contenants

Sacs à pommes de terre, cageots, cagettes… À choisir en fonction des légumes.

Comment se les procurer ?

  • Dons des producteurs : souvent, ils ont de vieux contenants un peu abimés qui ne servent plus.
  • Prêts des producteurs : pour la récolte que l’on rend à la fin du glanage.
  • Achats via un producteur ou une coopérative qui achète en grosse quantité et qui peut nous en revendre quelques-uns à petits prix.
  • Créer des partenariats avec des entreprises locales.
  • Prêts des associations d’aide alimentaire : on utilise directement leur matériel, qu’ils récupèrent plein à la fin de l’action.

 

Quelle quantité ?

L’expérience nous a montré que sur deux heures de glanage on peut ramasser entre 65 et 900 Kg de légumes/fruits.

Ce qui est important c’est d’avoir une assez grande quantité de contenants pour ne pas être bloqué parce qu’il n’y a plus de sacs.

 

Des bottes, des gants et des vêtements adaptés.

Qui dit glaner dit venir dans un champ et ramasser les produits à la main. Cela peut être salissant.

Il faut veiller à ce que les glaneurs viennent avec des tenues adaptées, vêtements et chaussures qui ne craignent pas la terre ou la boue par exemple.

 

Des couteaux

Bien que dans les textes, le glanage doit se pratiquer sans outil et à la main, certains légumes requièrent d’être coupés pour être ramassés. C’est le cas des salades par exemple.

 

Des gobelets et un thermos

Pour le moment convivial et la boisson chaude !

Le dérouléComment est-ce que se passe une action du début à la fin ?

J- 7 à – 2 :

1. Contact avec le producteur

2. Mobilisation des structures partenaires

3. Appel d’une association d’aide alimentaire

4. Recherche et mobilisation des glaneurs individuels

 

J-2 à -1

5. Visite de la parcelle

6. Confirmation aux référents glanage des structures que l’action aura bien lieu et mise en place logistique

7. Achat des produits pour le moment convivial

 

Jour J

8. Préparation du matériel : banderole, sacs, bottes, moment convivial.

9. Accueil du groupe et des glaneurs et rappel des consignes

10. Glanage : action de durée variable en fonction des publics. Les gens ramassent les légumes, certains seuls, d’autres en binômes ou en petits groupes.

11. Don à l’association d’aide alimentaire en pied de parcelle.

12. Moment de convivialité autour de jus de fruit/thé/café et biscuits avec l’ensemble des acteurs présents sur le site.

13. Retour au point de rendez-vous initial. Remerciements et rangement du matériel.

Vous trouverez un document détaillé heure par heure,

enrichis de nos conseils pratiques dans notre guide pratique

Après

14. Message de l’association d’aide alimentaire sur la quantité glanée.

15. Écriture de la fiche bilan (à retrouver dans notre guide)

16. Communication sur l’évènement.

Autres actionsQuelles sont les autres activités que l’on peut imaginer en plus du glanage ?

1 – La Discosoupe

LE PRINCIPE

Les Discosoupes (ou Discosalades, Discosmoothies) sont des sessions collectives et ouvertes de cuisine de fruits et légumes rebus ou invendus dans une ambiance musicale et festive. Les soupes, salades, jus de fruits ou smoothies ainsi confectionnés sont ensuite redistribués à tous gratuitement ou à prix libre.

Discosoupe est un mouvement né à Paris en mars 2012, qui oeuvre pour la sensibilisation du grand public à la problématique du gaspillage alimentaire.

www.discosoupe.org

LES OBJECTIFS

Dans le cadre du Glanage Solidaire, il s’agit de créer un événement ouvert au grand public dans une ambiance conviviale avec les légumes du Glanage Solidaire.

Cet événement permet de présenter le projet, revenir sur les actions passées, faire défiler les photos, remercier les partenaires, retrouver les glaneurs dans un autre contexte, renforcer les liens, trouver de nouveaux glaneurs…

Retrouvez plus de détails organisationnels et logistiques de ces actions dans notre guide pratique !

 

2 – Aller dans une association d’aide alimentaire avec les glaneurs

Plusieurformules

  • Transporter les produits directement dans l’association d’aide alimentaire suite à un glanage.
  • Accompagner et décharger le produit permet une reconnaissance plus grande pour les glaneurs et d’amener la notion de solidarité.
  • Visite d’une association d’aide alimentaire et explication du fonctionnement par les bénévoles sur un temps autre que le glanage.

 

Visiter une association d’aide alimentaire permet également de démystifier l’aide sociale pour ceux qui ne la connaissent pas et d’en comprendre le fonctionnement. Cela permet même à certains glaneurs qui pourraient y prétendre d’y faire un premier pas.

Consommer les produits issus des restes alimentaires lors du gouter permet de faire prendre conscience que ceux-là sont bons aussi. On peut approcher les thématiques de la consommation responsable, évoquer les DLC/DDL.

La visite d’une association renforce les liens et le partenariat avec les bénévoles, heureux de pouvoir donner et partager à leur tour.

Gouvernance Comment s’assurer de la bonne gestion du projet ?

Un travail de collaboration

Le Glanage Solidaire réunit plusieurs thématiques qui peuvent convoquer une pluralité d’acteurs du territoire.

Nous avons développé le Glanage Solidaire dans l’optique de créer un projet partenarial de territoire, d’amener les organismes et les différents publics à coopérer ensemble.

Afin de mener un travail efficient, il est nécessaire de bénéficier des différents regards, des différents angles de vue des uns et des autres.

 

Le comité de pilotage

Son rôle : piloter et suivre l’action. Favoriser sa mise en place, sa pérennisation et son développement sur le territoire.

• Qui participe ? : les acteurs clés du territoire et les représentants/élus politiques des structures partenaires et les financeurs.

Personnes morales potentielles pour composer le comité de pilotage du Glanage Solidaire sur les territoires : DRAAF, ADEME, Horizons Solidaire, structure porteuse de l’essaimage du Glanage Solidaire sur son territoire,

chambre d’agriculture et relais solaal, département, région, CRESS, présidence association d’aide alimentaire, présidence coopératives agricoles, direction des établissements d’enseignement agricoles (publics et privés) du secteur…

Les membres du comité de pilotage peuvent être mobilisés en fonction des compétences et des besoins.

L’expérience et le point de vue de chaque partenaire autour de la table apporte une complémentarité.

• Quelle fréquence ? : une à deux fois par an.

• Quels outils ? : pour assurer le maintien du projet dans ses objectifs, les travaux du comité peuvent s’appuyer sur des tableaux de suivi, tableaux de bord et calendriers mis en place tout au long des actions.

Le comité opérationnel

Son rôle : Permettre la mise en place opérationnelle et technique des campagnes de Glanage Solidaire.

• Quand le réunir ? : En début et en fin de campagne (c’est-à-dire de 2 à 4 fois par an). Au début, pour présenter le projet et mettre en place les actions : faire connaissance, s’organiser, lever les attentes, les enjeux de chacune des structures participantes. À la fin, pour dresser un bilan, évaluer, chercher les pistes d’améliorations possibles.

• Qui est présent lors de ce comité ? : Les techniciens et les signataires de la charte et des conventions partenariales : représentants des structures partenaires glaneuses, bénévoles référents glanage des associations d’aide alimentaire, glaneurs individuels, producteurs partenaires…

Ressources humaines et financièresQuelles sont les compétences nécessaires à la mise en place d’actions de glanage ?

Les compétences nécessaires

Le rôle du chargé(e) de la mise en place des campagnes de Glanage Solidaire est de pouvoir assurer la mise en oeuvre opérationnelle des campagnes :

• Mobilisation et accompagnement des partenaires de l’action : structures glaneuses, producteurs, glaneurs, associations d’aide alimentaires.

• Accueil et accompagnement des glaneurs volontaires.

• Approvisionnement et accompagnement des associations d’aide alimentaire : répartition et valorisation auprès des usagers des produits récoltés.

• Communication sur l’action : participation à des forums, salons, etc.

• Gestion de la logistique afférente à cette action : transport des glaneurs, transport des légumes récoltés.

• Évaluation et compte-rendu des actions et des réunions.

Mettre en place des actions de Glanage Solidaire implique d’être à la rencontre d’un public diversifié.

Cela demande une certaine aisance relationnelle, un goût pour le travail d’équipe, une capacité d’écoute et de compréhension des différents positionnements des acteurs.

La mise en place des glanages nécessite une capacité d’adaptation importante et d’avoir le permis B afin de pouvoir se rendre jusque sur les parcelles des producteurs.

Coûts principaux et ressourcedisponibles

Charges :

Chargé de mise en place des campagnes de Glanage Solidaire

Frais de déplacements (allers et retours sur les parcelles et chez les partenaires = environ 200 euros par mois en période de glanage).

Achats pour le moment convivial (thé, café,biscuits, gobelets, thermos).

Communication (impressions).

Signalisation (banderole).

 

Quelles sont les ressources possibles ? :

Appel à Projet en lien avec les thématiques auxquelles touche le Glanage Solidaire. Ex : APP PNA DRAAF/ADEME (régional et ou national).

Département sur les fonds insertion.

Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage.

Fonds privés des fondations.

Ressources humaines Service civique : la mise en place du Glanage Solidaire rentre complètement dans des missions possibles à partir du moment où le ou la volontaire est accompagnée dans sa mission.

Actuellement, une étude d’opportunité sur la création d’une entreprise sociale de transformation des légumes glanés est en cours. L’objectif est de voir comment le Glanage Solidaire peut s’autofinancer et comment on peut pérenniser le projet. Le rendu est prévu pour l’été 2018.

Ce qu’il faut privilégier : ce sont les partenariats avec d’autres acteurs du territoire et la mutualisation du matériel.

Combien de temps pour la mise en place dactionde glanage ?

Le Glanage Solidaire est un projet partenarial. Les partenariats requièrent un temps long.

Sur la mobilisation des producteurs et des structures glaneuses, il faut compter au minimum un mois afin que les acteurs soient prêts lors du commencement des actions.

Le temps de mise en place d’une action concrète varie en fonction de la disponibilité des partenaires : une semaine à deux jours.

En période de glanage intense, la mise en place des actions demande au minimum 0,80 ETP notamment lorsque c’est une première sur les territoires. La mise en place des actions demande beaucoup de temps au début : prospection, présentation, explication, mobilisation, communication…

Il faut aussi que les partenaires apprennent à travailler et à s’organiser ensemble. Mais plus les actions vont être nombreuses, plus les repères seront mis en place et moins de temps sera passé sur la mise en place logistique des actions.

 

Combien de glaneurs pour combien de tonnede produits?

En moyenne :

En deux heures de glanage, l’expérience nous a montré que nous récoltons 65 à 675 kg de légumes. La quantité varie en fonction du type de produit et du nombre de glaneurs. Nous avons pu voir qu’un glaneur peut récolter de 7 à 100 kg en une action. Cependant, si l’on fait une moyenne, un glaneur va ramasser 15 kg de produits par heure.

 

Retour sur des chiffres de campagnes :

Sur la campagne de Glanage Solidaire de 2016, nous avons récolté 2370 kg de légumes en 7 actions et avec 43 glaneurs mobilisés.

En 2015, nous avions réalisé 14 actions et mobilisé 85 glaneurs pour 2400 kg de légumes récoltés. Ce que l’on remarque, c’est qu’avec moitié moins d’actions glanage et de glaneurs en 2016 nous avons ramassé autant de légumes.

Comment cela s’explique ? Ce chiffre s’explique par la différence des structures et des glaneurs mobilisés. En 2015, nous avons glané avec le CDAS du Pays malouin et leurs bénéficiaires mais nous avons réalisé de nombreuses actions avec un ESAT et un accueil de jour. Les glaneurs, souvent nombreux sur les actions étaient en situation de handicap ou faibles physiquement.

En 2016, nous avons mobilisé, en plus des glaneurs initiaux, des personnes bénévoles individuelles, des bénéficiaires d’aide alimentaires et des jeunes.

Faire appel à différents publics permet une plus grande quantité de produits récoltés. Chacun peut se servir de la force des autres.